• Misa Lavkova Closier

Le stress est notre allié. Partie 2: Stress chronique


Lorsque ce stress aigu est prolongé, il devient un stress chronique.


Si dans le stress où nous sommes “high” nous sommes performants, sans avoir besoin de manger ou de dormir, et si nous en ressentons plus ni fatigue ni douleur, le stress chronique apporte le contrecoup : nous sommes fatigués dès le réveil ; notre système digestif est déréglé ; le taux d’insuline dans notre sang est élevé ; nous avons envie de grignoter et prenons du poids ; nos artères se rétrécissent et le diabète ou l’accident cardiovasculaire n’est pas loin. Nos capacités intellectuelles fonctionnent au ralenti et nous avons l’impression que notre cerveau est dans un état “d’œufs brouillés” : nous ne voyons plus clair, nous oublions nos clés, des dates, des taches, d’aller voir les enfants à l’école (ah oui, ça m’est arrivé!), bref, nos capacités cognitives partent en chaussettes. Ça affecte notre travail et nos relations avec les autres. Les crises et les conflits se multiplient et nous avons l’impression que nous n’arrivons plus à gérer. La boucle se boucle, nous devenons épuisés et dépressifs. C’est en fait le moindre mal. La pire, c’est une maladie sérieuse qui se déclenche. Le corps compte sur sa sagesse interne et va faire ce qu’il faut pour nous repentir. Si on l’ignore, il va nous arrêter tout court.


Comment puis-je donc oser dire que le stress est notre allié ? (lire la première partie de l'article ici) Prenez l’exemple du couteau : nous pouvons couper du pain avec ou nous pouvons nous couper le doigt avec. L’utilisation de l’outil est entre nos mains. Si nous utilisons le stress pour mieux exploiter nos capacités, talents et cadeaux, pour faire ce que nous aimons et ce que nous devons, si ce stress nous pousse à apprendre, à inventer, innover et grandir, il est notre allié. Il faut apprendre à se reposer, à se relaxer pour recharger les batteries de notre corps, de notre cerveau. Il faut savoir ce qui active notre stress et éliminer le stress induit par nos perceptions erronées du monde et de nous-mêmes par un travail sur notre manière de penser.


Dans mon programme de gestion du stress, je travaille sur 3 niveaux : le premier, c’est S.O.S. Déstresser, pour gérer les situations aiguës de tous les jours et garder notre santé physique et mentale en bon état. Ça correspond souvent aux clients qui sont déjà dans la phase de grande fatigue, voire de burn-out.


Le deuxième niveau de travail consiste à découvrir nos motivations, nos raisons de faire ce que nous faisons, à mieux gérer notre temps, nos ressources et à reconnaître ce qui est important, ce qui est urgent et ce qui est à éliminer de notre emploi de temps. La connaissance de nos objectifs et nos motivations d’un côté et de nos ressources de l’autre nous permettra de mieux gérer notre “budget” physique, énergétique et intellectuel.

Le troisième niveau travaille en profondeur sur la connaissance de soi-même, de nos schémas de pensée, de nos “programmations” inconscientes, nos besoins et des stratégies plus ou moins efficaces que nous utilisons pour les satisfaire. Nous découvrons nos limitations mentales et nous retravaillons notre manière dont on interagit avec notre environnement et nous-mêmes.


Si vous habitez loin et si vous sentez que les états dont je vous parle dans cet article peuvent vous concerner, et que vous avez vraiment envie de prendre la situation en main, vous pouvez participer à mon programme Stress Rehab Online ou Du Stress au Succès Online. (contact@derhymisa.com)

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